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Le site fut occupé longtemps avant notre ère. En 1901, une cachette comprenant deux haches, une pointe de lance à douilles et deux bracelets fut découverte. Ce dépôt date du bronze final.
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Document le plus ancien des archives de la mairie. Il date de 1319. | Anzin est à l'origine un village agricole. Son nom semble être tiré de "Fanum Isis", c'est-à-dire d'un temple à Isis que les soldats romains auraient érigé sur le "Mont de Sable" au temps de la conquête des Gaules. Autre version : le nom "Anzin" serait né d'une villa possédée par un ancien Anzénorix. En 367, l'empereur Valentinien vient abattre le temple pour marquer la fin du paganisme dans la contrée. En 877, l'empereur Charles le Chauve donna le village d'Anzin (Anzinium) à Ermentrude, sa fille, Abbesse de l'Abbaye d'Hasnon. C'est à cette époque un village prospère, agricole et dont les industries sont la meunerie et la brasserie. |
En 880, le monastère d'Hasnon est détruit par les Normands. Le village situé sur un point culminant à proximité de l'Escaut, voit passer les Bretons, les Huns, les Vandales et les Gueux. Les Bretons dirigés par le Duc de Cornouailles occupent Anzin pendant plusieurs années. Puis, le village devint la propriété de différents Seigneurs jusqu'en 1065, date à laquelle, Bauduin, Comte du Hainaut confirma la première donation. |  Gare d'Anzin vers 1930 |
 Document sur le tramway Valenciennes-Anzin Raimes
| Il passa ensuite sous la domination des maisons de Flandres en 1070, à Avesnes en 1280, de Bavière en 1356, de Bourgogne en 1433, de l'Empire en 1482, d'Espagne en 1556, des Provinces Belges en 1581. Le village était administré par des hommes de loi qui avaient à leur tête le Mayeur (Maire au Moyen-Age). Nous trouvons ainsi, au XIIe siècle, Williaumes le Faukeur ou Guillaume d'Anzin, mentionné dans une charte de 1103 et, parmi les hommes de loi et les échevins : Bauduin de Pons, Thiéri de Berthemont, Godefrois, Le Frevres, Jackennes, Rolans. Un château-fort fût bâti au XIe siècle.
D'après les archives, les sorciers et les sorcières se réunissaient souvent sur le Mont pour le sabbat. Ces malheureux étaient condamnés très durement. Trois piloris se dressaient dans le village. |
| Durant la seconde partie du XVIe siècle, les doctrines de Calvin et de Luther se répandirent dans le Hainaut et firent de nombreux adeptes. Ils organisèrent des prêches publiques sur la hauteur. Philippe II d'Espagne chassa les Calvinistes et le catholicisme fut réinstauré. Au XVIIe siècle, la région fut secouée durement par la rivalité entre le royaume de France et l'empire Austro-Espagnol. Les batailles décisives eurent lieu sous Louis XIV. Après la victoire de Denain (1712), remportée par Villars, Valenciennes et Anzin restèrent définitivement françaises. Mais Anzin détruite, ruinée, ne comptait plus qu'un peu plus de 200 habitants. |  Descente de la croix d'Anzin |
La découverte du charbon va tout changer. Les industriels qui, auparavant, s'approvisionnaient en charbon à Liège, Charleroi et Mons, essayèrent, après l'instauration de la nouvelle frontière, d'en trouver dans le Hainaut devenu Français.
Les premières recherches sérieuses débutèrent en 1716 sous la direction du Vicomte Jacques Désandrouins. Après de multiples déboires, associé à Pierre Taffin, sa compagnie découvrit le charbon à Anzin le 24 juin 1734. En 1757, fut créée la Compagnie des Mines d'Anzin. Cette compagnie devint une des plus célèbres et des plus riches de France. Des personnalités politiques et financières furent membres de sa direction. Citons : PERIER, THIERS. |
Place de Gaulle avec en arrière plan, le terril d'Anzin
| Après la découverte du charbon, le village se développe très vite, et, en moins d'un siècle, sa population décupla. L'humble village devint une ville industrielle et besogneuse.
Durant la Révolution, Anzin, fut encore le théâtre de batailles qui ravagèrent le site. Après 1816, le travail reprit, la ville, l'exploitation des mines, les industries connurent un essor immense. Les sociétés locales se créèrent. Mais, le développement industriel entraîna, pour les ouvriers mineurs une prise de conscience de leur condition. De multiples grèves, dont celle des "Quat' sous" de 1833 révélèrent leur condition et leurs doléances. |
En 1835, la Compagnie des Mines d'Anzin produit 600 000 tonnes de houille. Cet important volume rendra nécessaire la création de nouveaux moyens de transport pour l'écoulement de la production. La construction de la gare en 1842 entraîna un déplacement du Centre ville. La 1ère locomotive à vapeur est construite à Anzin. Elle peut remorquer 71 tonnes à la vitesse de 11 lieues à l'heure sur le troncon ferroviaire Anzin/St-Waast. Inauguré en 1842, le chemin de fer des mines d'Anzin se place, avant 1939, au 1er rang des chemins de fer français pour le 1er tonnage transporté par kilomètre de voie. Rappelons que Pierre-Joseph Fontaine (1810-1877) est l'inventeur du parachute des mines. A bien des égards, Anzin est une ville pionnière. D'immenses usines se fondèrent qui deviendront: "Forges de Denain" Anzin (USINOR) - Escaut et Meuse (Vallourec). Grâce à Anzin, le Valenciennois fut connu dans toute la France et même dans le monde. En 1884, éclata une nouvelle grève, elle aura un immense retentissement, dû à sa dureté et à sa longueur. Elle inspira le romancier Emile Zola qui viendra à Anzin et prendra "Mes Notes sur Anzin" qui lui serviront de base pour "Germinal". |
Du 23 août 1914 au 13 octobre 1918, la ville fut occupée par les troupes allemandes. La courageuse attitude de ses habitants fut récompensée par la Croix de Guerre. Après la libération, elle continua son essor. En 1934, la ville fêta magnifiquement le bicentenaire de la découverte du charbon.
La seconde guerre mondiale entraîna de nombreuses destructions. Mais, après cette funeste période, Anzin se releva, toujours pleine de courage. | Hôtel de ville vers 1900 |

| Le charbon fut la puissance d'Anzin. On le retrouve jusque dans ses armoiries "URIT et ALIT", "Il brûle et nourrit" que l'on doit au sculpteur Mabille. |
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